Québec va soutenir l’industrie québécoise des biotechnologies en y investissant 122,8 M$ sur une période de trois ans.
Le ministre du Développement économique Clément Gignac en a fait l’annonce aujourd’hui lors du symposium BioContact qui se déroule à Québec aujourd’hui, en compagnie du ministre de la Santé, Yves Bolduc. L’investissement de Québec se concentrera sur la recherche et innovation, les entreprises de biotechnologies, les entreprises pharmaceutiques, la main d’oeuvre et la promotion de l’image de l’industrie québécoise ailleurs sur la planète.
Cinquante millions seront attribués au développement des grandes sociétés biopharmaceutiques, 39 M$ pour augmenter le développement de la recherche – dont 30 M$ iront à Génome Québec -, 31 M$ serviront à soutenir les entreprises de biotechnologies, 2,5 M$ iront à la promotion internationale et 320 000 dont destinés à attirer étudiants et chercheurs étrangers. « Nous voulons que le Québec soit reconnu comme étant une terre d’accueil incontournable pour tout projet d’investissement biopharmaceutique de calibre international », a affirmé M. Clément lors de l’annonce. M. Bolduc, pour sa part, s’est dit convaincu que cet investissement « permettra au Québec de demeure un joueur de premier plan de l’industrie biopharmaceutique canadienne. »
Par la même occasion, le gouvernement s’est rendu à l’une des recommandations de BIOQuébec, en permettant aux entreprises de ces secteurs de présenter des déclarations de revenus aux trois mois. La mesure leur permettra de bénéficier de plus de liquidités, en recevant le financement de leurs crédits d’impôt sur une base trimestrielle. L’organisme qui regroupe les entreprises de biotechnologies et de sciences de la vie au Québec s’est réjoui de la nouvelle selon un communiqué émis plus tôt aujourd’hui, tout comme plusieurs entreprises et associations de l’industrie.
Hugh O’Neil, président-directeur général de Sanofi-Aventis Canada (SNY) , a souligné dans un communiqué qu’au début de l’année, « 70 % des sociétés de biotechnologies signalaient qu’elles n’avaient pas suffisamment de capitaux pour survivre une année. » Cependant, les problèmes financiers de l’industrie ne viennent pas de la dernière crise financière qui a éclaté il y a un an, selon Martin Godboud, président du symposium BioContact. « La crise dans le secteur biopharmaceutique, nous la voyons venir depuis 2006 », a-t-il affirmé sur nos ondes.
Dawn Graham, présidente de Merck Frosst Canada (MCK), a pour sa part bien accueilli le fait que l’investissement de Québec « met l’accent sur l’accès des patients aux médicaments novateurs. » 145 entreprises emploient 21 000 personnes dans le secteur des biotechnologies au Québec.
Source : www.canoe.ca le 8/10/2009